Mes compétitions

Marathon de Nice-Cannes 2015: Retours d’expérience

Nous sommes le 10 novembre 2015, et me voilà au départ du Marathon Nice-Cannes

Cette dernière semaine avant le jour-J est assez stressante. De nombreuses questions se bousculent dans ma tête : est-ce que je suis prêt ? Est-ce que j’en suis capable ? J’avais aussi peur de décevoir les proches qui m’ont accompagné et soutenu dans ma préparation.

Le samedi, je vais retirer mon dossard sur la promenade des anglais et goûte à cet atmosphère. La pression monte de nouveau et l’excitation est aussi là. Sensation étrange.

Samedi soir, la famille est venue m’encourager, et après une nouvelle pasta party, je ne me couche pas tard. Mais sans surprise, il m’est difficile de fermer les yeux. Je me fais la course du lit, en passant par tous les scenarii.

Dimanche matin, jour J, réveil à 5h30 pour le petit-dej,  j’opte pour un petit-déjeuner sucré classique que je prends avant les courses :
– café
– bananes
– fromage blanc avec du miel
– des tartines de pain beurrées

Puis, je commence à me préparer. Tout était soigneusement préparé la veille pour éviter les mauvaises surprises ou un stress supplémentaire.

Ma belle maman (un de mes plus fidèles supportrices) m’emmène sur Nice pour le départ. Je fais parti des premiers arrivants. Ce qui me permet de me concentrer et profiter du cadre magnifique. Puis, j’entre dans mon SAS 3h30 et commence à m’échauffer.

Le mot d’ordre avant le départ est à la concentration sur mon objectif de temps -4h00. Le fait de partir dans le sas de 3h30 me rassurait. Moins de monde donc possibilité de partir à mon rythme et savoir que les 3h45-4h00 sont derrière me faisaient psychologiquement du bien.

Le départ est proche. Je vérifie mes lacets, vérifie le gps de montre (au moins 3 fois). Le speaker fait monter l’ambiance. Je suis dedans, en perpétuel mouvement. Tout excité.

Et là 3..2..1… C’est parti !

Je pars à mon allure sur les 5 premiers km quand soudain l’envie de faire pipi. Pipi de la peur tardif !! Alors, la pause s’oblige. Et le sas 3h45 me passe devant. J’essaye d’accélérer un peu sur les 2-3km histoire d’être avec le sas et courir à leur rythme. Les 3h45 étaient mon troisième objectif (Finisher-Moins de 4h – Puis 3h45).

Il commence à faire chaud. Les 15 premiers km se passent bien, pas de fatigue, pas de douleurs. J’ai même le sourire et la sensation d’avoir encore du jus. J’étais vraiment bien dans mes baskets.

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Sortie de Cagnes sur Mer

Arrive ensuite le 20km, et les mêmes sensations. Toujours aussi bien. Et le sas 3h45 derrière moi. Je les ai doublés au 15ème car sensation de me traîner.

Au 30 km, je ressens le mur.Les cuisses me tirent. Je rentre dans le dur. Et pourtant 2-3km auparavant, j’étais bien. Psychologique ?? L’allure diminue et le sas 3h45 me double dans la montée du cap d’antibes . Et psychologiquement, j’ai mal. Un objectif que je n’attendrais pas.

Je ne lâche rien et me conforte à l’idée que les -4h00 sont à ma portée. A moins de me rapprocher le plus des 3h45. Les km défilent lentement et sûrement.

Au 36km, je retrouve ma petite femme à Vallauris (elle me suivait en voiture depuis Nice avec sa maman). Et la voir, m’a littéralement remotivé. Moi qui avait l’impression de subir depuis 3km. L’idée d’abandonner m’avais même flirté à l’esprit. Surtout quand à coté de toi, un coureur ne faisait que râler.

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Mes cuisses tirent beaucoup. Et les ravitos sont de plus en long espérés. Je ne visais plus la ligne d’arrivée dans ces derniers kms mais me projetais au prochain ravitaillement. Dans la dernière petite montée après Vallauris (bon faux plat le long de la voie SNCF et la départementale), je double de nombreux coureurs qui se mettent à marcher

Je lutte contre moi-même et regarde le chrono. 4h00 est encore possible. J’y crois. Même si à ce niveau là, le FINISHER était largement suffisant.

41..42.. l’ambiance dans les derniers mètres. J’accélère . Enfin, je fais ce que je peux et jusqu’au bout. Limite sprint (sensation post 42km 😉).

Ca y’est l’arche est franchi, j’ai réalisé mon objectif, ce rêve fou de courir 42,195 km en moins de 4h00 (3h56 exactement).

Sur les premiers mètres de la zone d’arrivée, je marche comme un canard. Je suis épuisé. Et me sens oppressé. Trop de monde dans ce sas final où les marathoniens font la queue pour récupérer la médaille et le tee-shirt Finisher.

Vidé mais fier  d’être MARATHONIEN.Affichage de IMG_0861.JPG en cours...

 

 

 

 

 

 

 

Médaille autour du cou et tee shirt FINSHER sur les épaules, je retrouve mon fan club sur la plage. Jambes dans la mer entrain de faire la pose pour les futurs SMS. Je suis super heureux (même si ça n’a pas l’air sur la photo lol)

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Maintenant, place à la récupération….

 

 

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