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Retour sur le triathlon de Rumilly (L) 2017

triathlon-rumilly-half-iron-du-semnoz

Après avoir retiré mon dossard la veille en fin de journée, et les derniers petits réglages terminés (changement de patins, visière récupérée); me voilà fin prêt pour ce triathlon (half iron).

Pour un départ à 11h30, et un parc à vélos qui ouvre à 10h40, j’ai eu le temps de prendre un petit déjeuner copieux et solide. Avec en mémoire, l’erreur de mon précédent half où un petit déjeuner léger (liquide, compote, fruits,…) n’avait pas suffit pour le vélo.

Le soleil est au RDV, ouf !! La descente du Semnoz devrait être agréable.

SWIM

Il est 11h15, le parc à vélos ferme et les triathlètes sont invités à se réunir sur la plage pour le debrief de course et le top départ. Après 2-3 longueurs pour tester l’étanchéité des lunettes et mesurer la température de l’eau, je me positionne en fin de groupe pour le top départ. Si la natation n’est pas mon point fort, rester derrière le groupe me rassure. Se faire taper, et nager dessus n’est pas très agréable.

CaptureLa cloche retentit, et c’est parti. Je suis la troupe dans l’eau et me retrouve assez rapidement dans le pack. Il faudra faire deux tours de lac avant de sortir.

Ma nage est rapide sur les premiers xx mètres car je veux rester dans le pack. cela me rassure et m’entraîne pour l’avenir. Si j’y suis arrivé, je pourrai le réussir à Nice. Et puis au niveau orientation, c’est aussi plus simple. Tu suis le pied de devant. Enfin presque !! J’ai 500m de plus au compteur.

CaptureLors du 1er tour, je suis dans le pack assez content. D’habitude, je suis déjà lâché. Je continue tête baissée donc et commence le 2ème tour. Je relève la tête pour situer la bouée et là je me rends compte que je suis seul. Le reste du groupe est bien à ma droite. Je suis à quelques mètres d’eux. Alors, je repars en diagonale les retrouver. Perte de temps et d’énergie. Je me retrouve dans le groupe de derrière. Pas grave, je les récupérerai en vélo. Suis déjà content de les avoir suivi une bonne partie du parcours.

BIKE

Après une transition en 3′, je grimpe sur le vélo. Je vois un groupe au loin. Je me mets sur les prolongateurs. En avant toute !! Sauf que je n’ai pas de jus. Les quadris fatigués.

Je mets ça sur le compte de la natation. Je ralentis donc en pensant à l’après. Et garde en vue le groupe. Je profite du faux plat montant pour manger quelques fruits secs et m’hydrater. Pas de mélange cette fois-ci. Je me teste sur de l’eau uniquement.

Les 15 premiers kilomètres se passent bien. Je suis avec un groupe. Ce qui est plutôt sympa et moins triste. Après un bon virage où l’on quitte la grande route, nous voilà sur les routes de campagne. Avec les panneaux, LE SEMNOZ affiché. On se prépare mentalement. Çà va piquer !! Une barre pour avoir un peu de solide et m’éviter la fringale pendant l’ascension.

dscf2865Km 18 environ, je vois un panneau d’information « Col dans 13km » avec le pourcentage du kilomètre en cours. C’est parti …. Petit plateau et on pédale.

Lors de l’ascension, je reste concentré sur mon hydratation. Il fait chaud et repense aux conseils reçus. Je bois donc toutes les 5′ environ une gorgée. Je me fais doubler par 2-3 gars et garde en visu le groupe qui était devant moi au départ.

Mais les kilomètres s’enchaînent, les virages sont de plus en plus nombreux. Et l’on perd toute visibilité. Je me retrouve seul. Aucune idée d’où je me situe. Où sont ils derrière moi? Quelle distance me sépare de ceux de devant?

Avec la chaleur et les % de pente qui ne font que grimper (10%), j’alterne entre selle et danseuse. Même si je serai resté, quasi tout du long, sur la selle. On souffle, on lève la tête. Le paysage est magnifique. On sait pourquoi on grimpe. Sur la route, je retrouve des mots d’encouragement. Et oui, ici c’est un Hors Catégorie du tour de France. On ne lâche pas !! Le seul cycliste que je rattrape dans l’ascension fait demi tour. Abandon !! On va poursuivre seul donc.

capture.jpg9% / 10% c’est dur mais l’on se rapproche du sommet. Content de voir les kilomètres descendre.

Me voilà au sommet !! La vue est splendide. A peine le temps de regarder mais le coup d’œil en valait la peine. Après un ravitaillement au sommet, je fais mon stock dans les poches. Il va falloir descendre maintenant. Le plus dur est fait. Récup pour les jambes et le run. Je veux vraiment en profiter.

Après un dernier regard sur le panorama (Mont-Blanc, Annecy,…), je me lance dans la descente. Un point faible puisque beaucoup d’appréhension dans les virages. Après 2-3 virages bien négociés, je prends confiance et calcule mon temps potentiel à l’arrivée. Après une telle ascension, la pente est de plus en plus importante. J’approche les 45-50km/h sur des routes de montagne. Sur un semblant de ligne droite, je vois un petit virage. Un petit virage, qui avec la vitesse va me déjouer. Une mauvaise appréhension, un excès de vitesse; et inconsciemment, je sais que je vais droit devant. Je me prépare au choc, à la chute. Le vélo s’arrête net, je passe par dessus le guidon. Et revois le vélo me passer dessus. Je suis au sol avachi, la clôture électrique autour de moi.

Je me relève. Ma peau est brûlée sur le flanc gauche avec quelques hématomes sur la jambe. Je suis entier et m’en réjouis. Je m’attendais au pire. Je retrouve mon vélo, 3 mètres plus loin dans un champs avec des vaches. Je l’imagine en morceaux. Sans conviction, je me rapproche, et le vois intact. Alléluia !!!

Le vélo sur l’épaule (l’autre), j’enjambe la clôture électrique, et check rapidement le vélo (roues, cadre, cintre,…). Tout est bon. Je vais pouvoir repartir. Après un dernier coup d’œil de la zone de chute, je retrouve mes lunettes au sol en vrac, et un bidon. La branche de mes lunettes a cassé. Je la mets dans la poche arrière. Poche où toutes mes compotes ont explosé avec le choc. Je décide donc de mettre mes lunettes avec une seule branche sur le nez. Un minimum de protection sous ce soleil de plomb et le vent causé par la descente. Le reste de la descente sera souple. Au km50, je m’arrête et fais un dernier check avec l’organisation. Besoin de me rassurer.

Les derniers 20 km se passent sans encombre. Je poursuis mon parcours: le mollet gauche bien contracté et quelques douleurs à l’épaule.

Le_Semnoz_depuis_Annecy

RUN

Au bout des 70km, me voilà dans le parc à vélos. De nombreux vélos sont dans le sas. Peu importe. J’arrive à courir dans le sas et m’en réjouis. Transition oblige. On remplace le casque par la visière; les chaussures de vélo par les baskets, et c’est parti pour 2 boucles de 9km. Je me sens en jambes et pars sur 4km à bonne allure 4’50./km. Sous la chaleur, je décide de boire un verre d’eau à chaque ravitaillement et de récupérer une bouteille que je boirais entre chaque ravitaillement. Tout est parfaitement bien rôdé. Mon allure moyenne sur les 18km sera de 5’13/km.

Je suis très satisfait de cette course à pieds, les jambes sont là et je rattrape quelques athlètes. La majorité des runners croisée ayant bien 20′ devant moi. Le temps d’une chute certainement. Dommage !! Sur les derniers km, un membre de l’organisation m’encourage et me glisse « Il y a du monde à aller chercher devant ». Sans doute, a-t-il vu mon semblant de fraîcheur ?! Je vois au loin les runners et j’en fais mon dernier challenge. Tous rattrapés, je doublerai le dernier dans les derniers 50m. Anecdotique…

La ligne d’arrivée sera franchie au bout de 5h23′ d’effort et de rebondissement.

Post course:  A l’heure où j’écris cet article, les côtes me tirent et je panse mes brûlures en ayant toujours à l’esprit cette chute. Une belle frayeur et beaucoup de chance.

D’un point de vue sportif, je retiendrai surtout ma fraîcheur sur la course à pieds. J’étais vraiment en jambes !! La natation, quant à elle, me satisfait et me rassure. J’ai pu nager une bonne partie dans le pack. L’angoisse du départ s’estompe. C’est positif !! Quant au vélo, la chute prend le dessus mais j’ai quand même grimpé un col Hors Catégorie… Je ne l’oublie pas. Un col à inscrire dans mon tableau de chasse !!

Un triathlon en guise de préparation donc qui m’aura été bénéfique et qui m’aura démontré que je suis sur la bonne voie. Le travail du quotidien paye. Quand je pense à mon état de fin de course d’hier à celui de l’an dernier, c’est incomparable !! Je poursuis donc mon chemin, et aujourd’hui place au repos pour revenir encore plus fort demain …

2 réflexions au sujet de “Retour sur le triathlon de Rumilly (L) 2017”

  1. Tu es parti trop vite en nat.. ca te flingue les muscles pour la suite et ça t’asphyxie le cerveau qui a pourtant bien besoin d’être lucide (surtout à vélo en descente !!). Sur l’IM priorité respiration et relaxation , tu verras la vitesse viendra naturellement . Et les comptes se feront à la cap. Ne te soucie pas du pack. Bonne chance pour la suite de ta prépa. Greg

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