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Retour sur le triathlon de la Ciotat (L) 2018: Islandman

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Après quelques turbulences pour rejoindre la Ciotat à cause des grèves SNCF (correspondance par train annulée, puis TGV retardé) et une incertitude sur ma participation  qui me rongeait samedime voilà enfin dossard en mains et fin prêt pour ce 1er  triathlon  de l’année (half iron).

D’autant que le soleil est au RDV, la journée s’annonce magique…

SWIM

Il est 8h30, le parc à vélos ferme et les triathlètes sont invités à se réunir sur la plage pour le debrief de course et le top départ. Je pique 2-3 têtes sous l’eau pour tester l’étanchéité de mon masque (mon plus gros stress en natation…. enfin non !! Un parmi plusieurs) puis me positionne en fin de groupe pour le top départ. Oui, oui, en fin de groupe, je suis pas d’humeur à me battre sous l’eau. Alors je laisse les pros devant, et je partirai derrière. Au moins, j’ai des repères pour m’orienter. Puis, mes plus sensations en natation avait eu lieu lors de l’Ironman Nice avec le rolling start; alors je souhaite retourver ces mêmes sensations.

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Photographe: Alain Leblanc

La cloche retentit, et c’est parti. Je suis la troupe dans l’eau et me retrouve assez rapidement dans le pack. Il faudra faire une boucle de 3000m.

Moi qui n’avait pas nagé une telle distance depuis l’Ironman de Nice (il y a 11 mois déjà), je retrouve rapidement mes repères.

Après quelques coups de bras, je me retrouve dans le pack. C’est parti …… pour une heure !!

BIKE

Après une natation en 1h et une transition en 3′, je grimpe sur le vélo. Et grande première, je ne suis pas malade (pas de maux de ventre). On va pas pouvoir profiter lors de ces 80km. A peine partie, et le village de la Ciotat traversé, la première difficulté est là. Un col de 10km !! Alors petit plateau et on essaye de mouliner. Les jambes sont encore froides (je nage sans palmer pour m’économiser).

L’ascension se passe plutôt bien. Le cardio monte et les jambes commencent à bien chauffer. Je suis dedans.

image1-1.pngKm 10 environ, j’arrive sur un plateau. Il est temps de me poser sur les prolongateurs et d’appuyer un peu. Tout en m’économisant car il reste encore 2 ascensions.

Km30, arrive la première descente. J’en profite pour gagner du temps. La descente n’est pas technique et s’apparente plutôt à un faux plat descendant. Il faut quand même pédaler. Mais j’avance bien.

Puis, en pleine descente, des marquages au sol « DANGER » et hop !! On quitte la route pour prendre un petit chemin et à peine la route principale quittée, nous sommes face à un mur. Le changement de vitesse est radical; de rythme aussi. On ne se laisse plus porter par la descente, on se met en danseuse et on force pour avancer. L’ascension va être longue de 5km avec des moments de relâche.

Km55, la côte la plus raide passée et après un shooting (bien placé le photographe !!), me revoilà sur un petit plateau (vent de face. grrrr!!) Je me remets sur les prolongateurs et me prépare à la dernière ascension.

Km60, les ascensions sont terminées, et pourtant je vais avoir mon coup de mou dans les 15 derniers km. Le plateau est un faux plat où il ne faut que relancer. Je commence à fatiguer et à me dire si j’ai bien fait d’appuyer sur le vélo jusq’ici (27km/h de moyenne).

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Km65, place à la descente jusqu’à la plage. Nous redescendons notre 1er col. La route reste sinueuse et avec mes antécédents de cascadeur, je reste très prudent. Je ne gagnerai pas du temps là !!

 

RUN

Après 80km de vélo avec 1100m de D+ et une vitesse moyenne de 27km/h, me revoilà dans le parc à vélos. Changement de chaussures et c’est parti pour 4 boucles de 5km sous le soleil.

Tour 1: Je suis plutôt à une bonne allure et me surprends même (5’00). Tellement surpris que tu attends la chute. Et il n’aura pas fallu longtemps. Au tour 2, l’allure baisse. Je m’accroche alors à un collègue pour me booster. Je ne ferai qu’un demi tour avec lui. Je suis donc en roue libre sur ce second tour et appréhende déjà le 3ème. Généralement, le plus dur psychologiquement. Plus le temps passe, et plus l’allure baisse. Je fatigue !! Le 3ème tour passé, alors que le dernier aurait dû être plus simple, je me sens vidé. Je décide de marcher jusqu’au ravitaillement (bien 2km). Impossible de me relancer, j’ai soif. Je n’en peux plus… et pourtant je marche !! Arrivé au ravitaillement, je me pose sous le jet d’eau, prends 2 verres, 3 bananes, des biscuits secs, et je m’assoies sur une jardinière. Alors qu’il me reste 3km, je craque !!

Quelques triathlètes me demandent si je vais bien et m’encouragent. Après quelques minutes OFF, probablement 5′ (peut être plus), je reprends mes esprits et me sens prêt à repartir. C’est reparti et je cours jusqu’à la ligne d’arrivée.

Je suis IslandMAN

Post course: Sur ce triathlon, j’aurai appris l’importance de bien s’hydrater (j’ai peut être été un peu léger sur les ravitaillements). Ce triathlon, qui n’était pas prévu à l’origine (décidé dans les dernières 72h) aura été un bon test pour le Ventouxman. Et une belle expérience à vivre entre potes.

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