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Mes bobos de sportif

Le sportif, quelque soi son niveau, n’est jamais à l’abri d’une blessure. Qui n’a jamais eu de claquages, entorses, fractures de fatigue, tendinites ?? Personnellement, j’ai eu les 4. Et, je n’en suis pas fier.

Si certaines ont été rapides à soigner, d’autres ont été plus contraignantes et traumatisantes. En l’occurrence,  la fracture de fatigue, la tendinite du Fascia Lata (TFL) et dernièrement l’hernie discale.

D’où l’envie de partager ce que j’ai vécu et ressenti. (Attention toutefois, ce que je vais partager ne remplace en rien un avis médical.)

 Fracture de fatigue (2008):

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Photo internet, similaire aux miennes

Après plusieurs années de footing en solitaire, je me décide de rejoindre un club d’athlétisme. A raison de deux séances d’entrainement club par semaine, en plus des extra club, je vais apprendre les techniques de course et découvrir un nouveau jargon (acide lactique, aérobie, fractionné, VMA, FC,…).

L’entrainement passera par des séances de fractionné sur piste, des sorties « longues » et des courses de 10km en compétition. En plus, de mon quotidien d’étudiant, et la préparation de mon diplôme d’Educateur Physique et Sportif chez les Sapeur-Pompiers. Puis, cerise sur le gâteau, je prendrais le départ de mon tout premier semi-marathon: Marseille-Cassis. Une belle année sportive 2008 en perspective !!

Au fur et à mesure de mes entraînements, et lors de l’échauffement, je ressentais des douleurs au niveau des tibias. Mais, l’échauffement terminé, cette douleur disparaissant. Ce qui ne m’empêchait donc pas de suivre ma séance. Et, découvrant encore le milieu du sport, je n’étais pas alerte sur les douleurs que l’on pouvait ressentir. Du moins, je ne faisais pas de rapprochement.

En une fin d’après-midi, je participe à une course de 10km à Lyon. Je m’échauffe et ressens de nouveaux ces douleurs. Sauf, que ce jour-ci, elles étaient plus vives et plus longues à s’atténuer. Mais, en short avec mon dossard sur le torse, je me suis décidé à prendre le départ. Durant la course, les douleurs se faisaient ressentir uniquement lors des relances sans en être handicapantes. C’est, en revanche à la fin de cette course, lorsque je me suis arrêté que la douleur a été très douloureuse. A ce moment-ci, j’avais l’impression que l’on m’avait scié les jambes au niveau des tibias. Impossible de prendre appui.

Après quelques jours de repos, et la douleur atténuée, je décide de retourner au club d’athlétisme m’entraîner. 1/2 tour de piste d’échauffement plus tard, je ressens les mêmes douleurs que lors de ma course précédente. J’interromps donc mon échauffement et vais en faire part au coach.

Je me souviens très bien de la scène. Et il y a aujourd’hui 10 ans de cela. Nous courrions le long du stade de football sur la piste, je m’assoies sur la pelouse entre les bancs de touche, et informe le coach de ma blessure et cette sensation de jambes sciées.

Après un RDV chez un Médecin du sport, spécialisé dans la course à pieds, et une scintigraphie (cette imagerie médicale où l’on t’injecte un produit « radioactif » dans le sang); l’appel est irrévocable: Fractures de fatigue.

GAME OVER !! (Fracture au pluriel car mes 2 tibias sont atteints. Et d’une symétrie remarquable !! ). 

Cette période m’a marquée car c’était ma première grosse blessure sportive. La blessure qui t’écarte plusieurs semaines de la piste. Et qui aurait probablement pu être évitée si je m’étais arrêté au bon moment. Ce qui reviens à dire: Ecoute ton corps JB.

ps: Cette blessure n’aura pas eu d’incidence sur mon semi-marathon et la préparation à mon diplôme.

Tendinite du Fascia Lata (2016) 

Qui dit nouvelle année, dit nouveau challenge sportif. Et 2015 était l’année du marathon: Mon premier marathon. Après des mois de préparation, et être allé au bout de ces 42,2km, ma récupération a été à l’image de ces 12 derniers km. Compliquée !! En effet, après des semaines de récupération, ma reprise de course à pieds a été progressive et douloureuse.

De plus, 2016 est l’année où je débute le triathlon et rentre pour la première fois dans un club de triathlon. Et qui dit club, dit exigences, entraînements réguliers. Alors forcément, le challenge de 2016 ne pouvait être qu’autre qu’un triathlon (sur distance Half Ironman tant qu’à faire).

Nous sommes le 5/01/2016, et je remonte mes douleurs au genou droit à un médecin du sport. Ce dernier me prescrit du renforcement et de la rééducation pour un syndrome rotulien associé à un essui-glace avec bursite. Vous avez compris ?? En d’autres termes, TFL avec inflammation.

Après de multiples séances de kiné, et des semaines qui passent sans entrainement, la douleur est moindre mais l’inflammation résiste. Le médecin me prescrit de nouveau du renforcement et de la rééducation puis m’autorise à nager et à faire du vélo. Un moindre mal pour quelqu’un qui doit se lancer dans 3-4 mois sur son premier triathlon.

En parallèle de mes séances,  je me fais prescrire des semelles orthopédiques, et effectue une étude posturale sur mon vélo. L’objectif étant de me mettre dans les meilleures conditions pour la reprise.

Nous sommes en avril 2016, mes entraînements se limitent à l’apprentissage de la technique de natation avec le club et des séances de vélo avec les copains hors club. Puis, le médecin décide de monter d’un cran la rééducation. Si l’infiltration a été évoquée, ce dernier se le refuse tant que tout n’aura pas été essayé. C’est ainsi que je découvre les ondes de choc.

Les séances sont un véritable supplice. Le marteau piqueur dans le genou m’est insupportable. Au point, que je ressortais du kiné avec des hématomes au genou. Mais d’un point de vue efficacité, je ressentais vraiment les bienfaits de ces séances. Après 10 séances d’ondes de choc, mes douleurs ont disparu et le médecin me donne son feu vert pour participer à ce premier triathlon. En même temps, je devais tellement le saouler qu’il a dû lâcher !! Seul deal, à la moindre douleur, j’abandonne.

Nous sommes mi-mai, et je suis au départ de ce premier triathlon. Malheureusement, ce dernier est annulé le jour même pour cause de mauvaises conditions météorologiques. Un mal pour un bien.

Début juin, je m’élance sur mon 1er triathlon (j’en ai trouvé un de remplacement). Et ai bien souffert sur la course à pieds. Faute d’entraînements. La récupération est également difficile car je revenais à peine de blessure et mon corps a été fortement sollicité. Le genou n’a pas aimé et me l’a bien fait comprendre. Le fait d’avoir participé à cette course a renflammé mon tendon.

C’est alors que début juillet, je rentre à la clinique Drouot pour une infiltration du genou droit. L’infiltration sera suivie de 48h de repos total.

L’infiltration m’a été extrêmement bénéfique car m’a permis de reprendre la course à pieds sans douleurs. Et à aujourd’hui, avec des semelles renouvelées chaque année, je n’ai jamais ressenti la moindre douleur au genou.

Hernie discale (2018) 

IMG_2979.jpgAlors là, il y a matière à écrire. Et tout n’est pas fini à l’heure où je rédige l’article.

Tout a commencé en juin, je pense, sur mon triathlon « ventouxman » où durant l’ascension du Mont Ventoux, j’ai ressenti une douleur aux lombaires. Mais, cette douleur s’est immédiatement estompée et ne l’ai plus ressentie après.

Quelques semaines après mon triathlon, je décide d’aller chez un ostéopathe afin de me remettre en place et prendre en considération mes douleurs lombaires. Après quelques « cracs », me revoilà sur le vélo 48h sur le vélo pour une sortie avec mes amis. Puis, deux jours suivant cette sortie, et au réveil, je ressens une douleur vive dans le creux du genou. Au niveau du poplité.  Par le passé, j’ai déjà eu des tendinites à cet endroit. Alors, je laisse passer et me soigne seul (poche de froid, huiles essentielles,…).  Soigner est un grand mot car plus le temps passait, plus la douleur était importante.

Je consulte donc fin juin un médecin du sport qui me diagnostique une tendinite. Sans contre indication à la pratique de vélo, le médecin me prescrit des massages chez un kinésithérapeute.  Quelques jours avant mon épreuve « l’étape du tour » et après des massages du kiné, la situation reste la même. A la différence que mon kiné doute fortement sur la tendinite et me conseille de revoir mon médecin pour une échographie.

Les jours suivants l’étape du tour, je reconsulte donc le médecin. Et vais passer une échographie fin juillet.  Verdict:  » Rien ne justifiant une telle douleur ». Je le traduis par « Soit tu fais un caprice, soit tu as quelque chose mais je ne sais pas ».  Je retourne donc au médecin pour lecture et recherche sur l’origine de cette douleur. Puis, dans la discussion, je dis: « En m’inclinant en arrière, je ressens comme une décharge électrique ». Le verdict est sans appel: hernie discale. Diagnostic confirmé par l’IRM quelques jours plus tard.

Me voilà donc sous anti-inflammatoires, décontractant musculaire et morphine quelques semaines. 3 semaines après la prise des médicaments, et une visite chez un chiropracteur, je ne ressens plus de douleur. Je suis soigné !! Enfin, je le croyais. Me voilà en route chez des amis pour le pont du 15 août.

Mais voilà, au retour de ce weekend prolongé, la douleur est là et multipliée par 1000. Je ne peux pas marcher normalement et reconsulte en urgence mon chiropracteur. Je suis en pleine crise, et il ne pourra que me soulager ponctuellement. Au point où le lendemain, je suis à quatre pattes, dans l’incapacité de me déplacer debout.

IMG_2980 (1).JPGRetour chez le médecin et direction la clinique Drouot le 24/08/18 pour une infiltration lombaire sous radiographie. Le pire moment. L’intervention ne dure que 30 minutes mais ce temps aura été suffisant pour un malaise. Le genre de malaise où tu as tellement mal que tu te sens partir. Et, en luttant contre moi-même, je disais stop au chirurgien. « STOP, j’ai mal. On arrête ». Et sa réponse sur un ton calme et posé: « Je suis à la moitié de l’injection, je vais devoir poursuivre ». C’est ensuite, à grand coup de jets d’alcool au visage, que je me réveillerai quelques minutes plus tard.

Mis en observation, le temps de reprendre mes esprits, me voilà donc 48h alité. Interdiction formelle de me déplacer. Les films et séries défilent pendant 48h puis mes vacances débutent. 3 semaines de vacances entre mon lit et le salon. De jour en jour, je pouvais observer mon évolution: de 4 pattes à sur 2 pattes mais penché marchant 20m puis 30 un peu plus redressé …. jusqu’à atteindre le graal 2 semaines plus tard. Dans la nuit du 4 au 5 septembre, je sens mon nerf sauté. Le temps de dire Yes pour ensuite paniquer. Je ne ressens plus mon pied droit. Il est engourdi !!!

Si cela n’a duré qu’une poignée de secondes, cela m’a été interminable. Le pied n’est plus engourdi mais je n’ai plus les mêmes sensations au toucher. Je suis devenu extra sensible au toucher, je ne supporte plus les chaussettes et mon pied me parait gonflé. Un calvaire commence. Je prends donc, en urgence, RDV chez un médecin et son appel est irrévocable: il faut consulter un neuro-chirurgien. A ce moment là, je suis perdu, impuissant.

Je prends alors RDV chez un neuro chirurgien mais le RDV est programmé dans une dizaine de jours malgré le fait que mon cas soit considéré comme une urgence.

Dans l’attente, je suis le traitement du médecin. Certes, j’ai encore des douleurs au niveau de la jambe (l’infiltration n’a pas encore tout soigné) mais la préoccupation du moment est portée sur mon pied. Et, il va mieux grâce au traitement médical. Le temps de retrouver des sensations « normales » est long. Je ne les ai d’ailleurs pas retrouvées aujourd’hui. Mon pied s’améliorant et ne souhaitant pas une opération, j’annule mon RDV chez le neuro chirurgien et m’accorde une seconde chance.

Décidé à ne plus me retrancher dans le négatif, je décide un bon matin, de chausser mes baskets et aller marcher. Si depuis 2 semaines, je ne dépassais pas 300m, faute de douleur, là je m’étais défini un parcours et je le finirai. Quand la tête va, tout va !! J’aurais fait 3km (avec des douleurs certes) mais je les ai fait et refais plusieurs jours après. Et comme un symbole, je positivais. Mentalement, j’ai fait bien plus que 3km.

Fin des vacances, et retour au travail. Période assez difficile car peur de rechuter, difficulté à marcher, je me sens comme un maillon faible. C’est alors que je multiplie les séances de kinésithérapie (étirements, massages, ..) et décide de porter une ceinture lombaire pour limiter les contraintes.

Les semaines passent, et l’état s’améliore. Les douleurs ressenties sont aujourd’hui musculaires. La reprise de vélo est progressive et les sensations au pied restent supportables. C’est assez étrange.

Aujourd’hui, je ne suis pas soigné. Il y a des hauts, avec des jours où je marche sans douleur, monte sur le vélo avec le sourire; comme des jours où j’ai mal, je rechute et recommence à 0. Je pense être à une étape où il faut stabiliser tout cela. Ecouter son corps !!

Bien que je ne puisse pas parler au passé de cette blessure, celle-ci restera la plus traumatisante mais à la fois la plus formatrice. Apprendre à connaître son corps et à l’écouter. Comme si mon corps m’envoyait un message.

J’ai toujours été un peu bourrin, à vouloir toujours plus. Et si mon corps me faisait comprendre par cette blessure, que continuer ainsi, c’est aller dans le mur.

A moi, de trouver la clé donc …. ma clé.

A suivre….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 réflexion au sujet de “Mes bobos de sportif”

  1. Mon cher Jean Baptiste,
    Je viens de prendre connaissance de ta prose. Je suis de tout cœur avec toi. Je sais ce que l’on ressent quand on a une hernie, cette façon d’être anéanti.J’ai vécu ça en 94.. perte de sensibilité au pied gauche, impossible de tenir sur le talon….
    Pas de chirurgie mais infiltration (aïe,.. aïe) et ostéo, 5 séances….du mieux…de mieux en mieux.
    Écouter son corps, le connaître et savoir interpréter les messages qu’il envoie.. Activités physiques avec modération..sans trop et surtout éviter les sports traumatisants..privilégier les portés…donner un sens important à la récup..
    Tu sais tout ça….
    Bizzzz

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